Mathilde Pourrat
Doctorante
Axe 1 - Inégalités, pratiques sociales et politiques publiques
Axe 3 - Systèmes urbain, fonctionnement et transitions environnementales
Lab’URBA
14-20 Boulevard Newton, Champs-sur-Marne, 77454 Marne-la-Vallée Cedex 2
Bureau : A337 | Bâtiment Bienvenüe - Plot A
Sujet de thèse, direction et financement
Sujet de thèse : L’intégration des pratiques habitantes d’écologie populaire dans les projets de renouvellement urbain: analyse critique de l’articulation des dimensions écologiques et sociales dans les projets de NPNRU du grand Lyon
Direction : Jennifer Buyck
Présentation
A partir d’une enquête sur plusieurs projets de renouvellement urbain en convention ANRU sur la métropole de Lyon, cette recherche de doctorat cherche à interpeler la fabrique de la politique de la ville et le rôle des urbanistes dans celle-ci.
L’intégration d’ambitions écologiques les projets de renouvellement urbain du NPNRU est controversée, notamment pour le discours normatif induit par l’approche de développement durable ; associée aux intentions initiales de développement social et économique (Epstein, 2012). La rénovation thermique du bâti (Bertand et al., 2023) et l’attention portée aux espaces verts dans l’espace public participent à une survalorisation de la dimension esthétique de la nature (Wintz, 2015) et à une politique d’éducation aux « bonnes pratiques » (Roudil 2021). Pourtant, une conscience écologique préexiste dans les quartiers populaires, souvent en réponse à des situations de vulnérabilités multiples - alimentaires, énergétiques, mobilitaires -auxquelles sont confrontés, entre autres, les habitant.es (Comby, Malier, 2023).
Dans ce cadre, cette recherche se concentre sur les interactions existantes entre les pratiques habitantes et le projet, et cherche à identifier les tensions entre la dimension d’écologie ordinaire de ces pratiques (Billen, 2022) et la dimension institutionnelle de l’écologie portée par le projet. Ainsi, elle s’intéresse à la manière dont les pratiques écologiques ordinaires portées par les habitant.e.s, pragmatiques et ancrées dans le quotidien interrogent le projet de renouvellement urbain en concert avec l’ensemble des acteur.ice.s impliqué.e.s. L’hypothèse principale considère que ces pratiques ont un intérêt central dans le renouvellement urbain en remettant la lutte contre les vulnérabilités écologiques et sociales des habitant.e.s au centre du processus de conception de la fabrique de la ville, l’enrichissant ainsi de considérations sociales souvent invisibilisées, pour proposer des projets au plus près des réalités habitantes.
Ce questionnement s’appuie sur une formation appliquée d’architecte et d’ingénieure génie thermique énergétique et environnement réalisée au sein de l’INSA de Strasbourg, afin de partir de la dimension pratique de la conception urbaine et monter en théorie dans un second temps. Cette recherche s’intègre dans la continuité de cette démarche, puisqu’elle a lieu dans le cadre d’une CIFRE avec l’agence d’urbanisme et de paysage Passagers des villes.
Domaines de recherche
Sciences de la société, spécialité Aménagement de l’espace, Urbanisme