Régulations
Acteurs, politiques urbaines et pratiques de l'urbanisme
Cet axe de recherche part du constat que la production urbaine n’est jamais le simple résultat d’interactions interindividuelles mais s’inscrit dans des cadres contraints qui les régulent et qu’elles contribuent aussi à produire. Les chercheur.e.s de cet axe partagent une conception pluraliste des sources de la régulation qui encadrent l’action collective et/ou qui en résultent, objets de compromis et de négociations, de conflits et de rapports de pouvoir. Cet axe accorde une attention particulière aux reconfigurations, dans le temps long, des collectifs d’acteurs, des problèmes qui deviennent objets d’actions collectives, des instruments auxquels elles s’adossent et des modalités de l’action. Regroupant architectes, économistes, géographes, juristes, politistes, historiens, sociologues, urbanistes, cet axe produit des travaux interdisciplinaires sur les actions collectives en matière de logement, de foncier, d’aménagement urbain, d’agriculture urbaine, de nature en ville, de ville productive... Elles sont examinées sous l’angle des politiques publiques, de la planification stratégique et réglementaire et du projet d’urbanisme, mais aussi sous l’angle des pratiques de la société civile.
Planning des séances 2025-2026
Mardi 21 octobre 2025 de 12h30 à 14h00
Présentation de la thèse en cours d'Adrien Duval : “Acteurs publics et enjeux fonciers à proximité d'un noeud métropolitain. L'opération Maine-Montparnasse (1953-1973)."
Jeudi 20 novembre 2025 de 12h30-14h
Présentation de Maylis Desrousseaux "Préserver la qualité des sols : vers un référentiel d'indicateurs"
Mercredi 17 décembre 2025 de 14h-17h30
Séance de travail sur le projet d'ouvrage
Lundi 12 janvier 2026 de 12h30-14h
Qu’est-ce qui fait le succès des partenariats public-communs urbains ? Étude de cas en Suisse à travers le prisme de l’accès au foncier
Le Lab’Urba accueille Tianzhu LIU chercheuse postdoctorale à l’Institut de géographie de l’Université de Berne. Elle examine comment les communs urbains émergent comme une réponse à la surexploitation des ressources en milieu urbain. Bien qu’ils soient souvent présentés comme une alternative à l’État et au marché, ils demeurent étroitement liés à ces derniers. Cette recherche analyse les mécanismes de réussite des partenariats public-communs urbains à partir de l’accès au foncier. Des études de cas en Suisse permettent d’identifier quatre types de partenariats, selon le degré d’alignement entre les besoins des collectivités locales et les objectifs des communs urbains. La recherche invite ainsi à repenser le rôle des autorités publiques dans la transition socio-écologique urbaine par la démarchandisation.
Mardi 17 février 2026 de 12h30 à 14h
Accueil et présentation d'Aparecida Netto Texeira, professeure invitée par l'EUP :
Réparation équitable, déplacement forcé et racisme foncier dans les quartiers populaires - Salvador / BA
"Au Brésil, la lutte pour la terre et le maintien des communautés dans leurs territoires sont aujourd´hui parmi les thèmes les plus sensibles; la lutte est marquée par les violations des droits humains. Ces violations résultent souvent de processus encouragés par l´État lui-même, notamment lors de la mise en oeuvre de grands projets d´infrastructures urbaines. Á Salvador, dans l’État de Bahia, les communautés situées dans des zones d´intérêt pour le marché immobilier ont résisté aux procédures d´expulsion forcée. Cette intervention dans le séminaire de recherche de l’axe 2 du Lab' URBA présentera la recherche-action menée avec des représentants des résidents des communautés de Salvador affectées par ce processus, notamment autour de la réalisation d'un macro-drainage urbain des rivières Jaguaribe-Mangabeira par le gouvernement de l’État de Bahia. L'objectif de la recherche action est d'élaborer, en collaboration avec la communauté, une matrice des dommages matériels et immatériels pour une réparation équitable. Ce sujet est directement lié au débat sur le racisme foncier et le droit au logement et à la ville, car la plupart des familles vivant sur ces territoires sont noires."
Mardi 17 mars 2026 de 12h30 à 14h
Présentation de Jeanne Richon : La location meublée de courte durée dans le Grand Paris : un mode locatif qui bouscule les stratégies patrimoniales des ménages ?
Dans le contexte de manque structurel de logements qui caractérise le Grand Paris, l’essor de la location meublée de courte durée (Airbnb, Abritel, etc.) soulève des enjeux liés à l’occupation du parc de logements par une clientèle de passage. Devenue un problème public à partir du milieu des années 2010, cette expansion a conduit les pouvoirs publics à élaborer des dispositifs de régulation des pratiques de location. Si la mise en location occasionnelle de la résidence principale est généralement perçue de manière favorable, car permettant aux ménages de compléter leurs revenus, les autres types de pratiques locatives font l’objet d’un encadrement de plus en plus strict. Cette intervention portera spécifiquement sur ces autres types de pratiques locatives, rassemblées sous l’expression de « location non occasionnelle », et vise à en présenter la diffusion et les ressorts dans le Grand Paris. Elle s’appuie sur mon travail de thèse soutenu en décembre 2025, qui associait le traitement de données collectées sur plusieurs plateformes de location à la réalisation d’entretiens semi-directifs auprès de loueur·ses de meublés de courte durée.
Vendredi 17 avril 2026 de 12h30 à 14h
Lundi 18 mai 2026 de 12h30 à 14h
Lundi 22 juin 2026 de 12h30 à 14h